Communication (du denier du) culte
Alors que les dons pour le denier du l’église sont en diminution sur l’ensemble du territoire, plusieurs diocèses se lancent dans des campagnes de communication décalées et mutualisent leurs investissements. Coup de projecteur sur deux initiatives inédites.
En 2010, le denier représente près de 46% des ressources mais reste une source de revenus gérée par chaque diocèse. Un budget qui sert principalement à financer les traitements des prêtres, les salaires des salariés laïcs, animateurs en pastorale, formation des séminaristes… Et dans cette autonomie économique, certains diocèses ont décidé d’unir leurs forces à l’image des évêques de l’Ouest. Pour un montant de près de 650 000 euros, soit 4% des recettes prévisionnelles et loin des 10% habituellement pratiqués par les sociétés de fund raising, neuf diocèses de Bretagne se sont payés les services de pros de la communication, l’Agence Euro RSCG 360, via son antenne de Rennes. Au programme, un ton décalé qui montre l’église à contre-courant de la société de consommation mais surtout un vrai plan de communication avec un visuel décliné en 4×3, tracts, affiches, spost radio et un site Internet commun.

Le petit Maximin
Tout aussi imaginatif, c’est le diocèse de Fréjus-Toulon qui vient de lancer une campagne autour du don inspiré du récent succès du film Le Petit Nicolas. Une campagne plus classique mais intégrant tout de même le paiement en ligne. Un brin inspirée de la culture du midi, le court métrage met en scène une famille rassemblée autour d’un repas de première communion où le Père Hervé rectifie les idées fausses du denier du culte. Une vidéo réalisée avec les moyens du bord mais dont la volonté de ses créateurs est de générer du buzz.









