Vis ma vie de salarié

Publié le 8 février 2010

Aux Etats-Unis, quand les patrons prennent la place de leurs salariés, cela donne « Undercover Boss ». Une émission imaginée par Endemol et qui devrait voir le jour en France prochainement.

La nouvelle télé-réalité de la chaîne américaine CBS s’appelle « Undercover Boss » (patron sous couverture en français), une émission dont la diffusion était programmée juste après le Super Bowl (première audience de l’année aux USA). Lancement stratégique en USA, son concept est aussi inédit. L’idée est simple : infiltrer un patron d’entreprise au sein de ses équipes sur le terrain. L’employeur devra se glisser incognito au milieu de ses salariés en se faisant passer pour un travailleur lambda.

Le scénario prévoit qu’après une semaine d’espionnage, le patron déclinera son identité réelle et prendra, en fonction de ses découvertes, des mesures positives ou négatives à l’encontre de son personnel. Autant dire que les salariés auront intérêt à être corporate…

Scénario sournois ?

« Ce format veut au contraire valoriser et promouvoir les travailleurs de l’ombre » indique dans un communiqué Virginie Calmens PDG d’Endemol France. Mais pour certains spécialistes du management, même si c’est pour la bonne cause, ce n’est pas la bonne voie pour traiter les relations sociales en entreprises. « Qui voudraient d’une taupe pour patron ? », questionne Philippe Détrie (président du cabinet-conseil en management et communication Inergies) à Lionel Lévy du magazine Stratégies.

En tout état de cause, la diffusion d’une telle émission constituerait une première dans l’héxagone en étant la première émission de télé-réalité à s’intéresser au monde de l’entreprise.

Encore un peu d’attente et nous pourrons par exemple découvrir Martin Bouygues (Bouygues) au commande d’un marteau piqueur ou encore Jean-Claude Decaux (Jc Decaux) en colleur d’affiches…

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Bad buzz pour « leblogdeclem »

Publié le 7 février 2010

Créé le 22 décembre 2009, « Le Blog de Clem » est un vrai coup de com’ de TF1 pour faire une promotion de sa nouvelle fiction française « Clem ». Sur le papier, l’idée est bonne mais le bide est magistral pour ce blog qui compte 72 fans sur Facebook. Explications.

Aux Etats-Unis, pour lancer Lost, un (faux) blog avait été créé pour lancer  la série. C’est sûrement sur ce constat et sur le manque d’imagination des français que TF1 a donné carte blanche à une adolescente afin qu’elle raconte sa vie (premier rapport sexuel, soirées, vie de famille…)sur un blog. Et pour boucler la boucle cet outil nouvelle génération sert à lancer la promotion de sa fiction « Clem » (adaptée des aventures qu’une adolescente relate dans son blog). Fiction diffusée le 22 Février prochain en prime time sur TF1 avec un trio d’acteurs : Victoria Abril , Jérôme Anger et Lucie Lucas.

Après plus de deux mois sur la toile, seuls 383 résultats de recherche sur google référencent ce blog (créé via la plateforme « over-blog ») et 72 fans sur la Page Facebook… Une vraie déception à quelques jours de la diffusion de premier épisode. Beaucoup de travail pour pas grand chose.

Après tout, 100% de ceux qui ont réussi ont essayé ?!

Le blog de clem / leblogdeclem.com

Plus d’infos : www.leblogdeclem.com

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Gaspillages en Bourgogne ?

Publié le 6 février 2010

Alors que le site d’informations locales dijonscope.com relayait le 5 février une polémique entre le président du Conseil Général de Côte d’Or et le Président du Conseil Régional de Bourgogne au sujet des dépenses en matière de communication, c’est le magazine Capital dans son dernier numéro qui tire à boulets rouges sur le montant du budget relations publiques, voyages officiels et communication du Conseil Régional de Bourgogne.

Le dernier opus en date de cette guerre fratricide a lieu dans la presse locale : l’actuel Président du Conseil Régional de Bourgogne – François Patriat – et  celui du Conseil Général de Côte d’Or – François Sauvadet – se livrent une guerre sans merci par communiqués de presse interposés sur le montant du budget « communication » du Conseil Général. Dans une ambiance de préparation des élections régionales, le contexte politique local est plutôt tendu entre ces deux prétendants à la présidence de la région Bourgogne et tous les moyens sont bons pour polémiquer.

De son côté, le « très parisien » magazine Capital titre dans son dernier numéro « Les gaspillages des élus locaux » avec un papier dont une partie est dédiée au Conseil Régional de Bourgogne : « Bourgogne : des périples dissimulés sous des missions aux noms pompeux ». Ecrit par Eric Wattez, journaliste « économie internationale » de Capital, le passage décrypte les « déplacements exotiques » des membres de l’institution.

Jiangsu, Chili ou encore Madagascar

« Les fiches opérations, comme s’appellent les documents où sont définies les missions, laissent rêveur : « Etudier les possibilités de partenariat dans différents secteurs » (province voisine du Jiangsu), « Mobiliser les compétences, participer à la valorisation des savoir-faire et à l’émergence de pratiques innovantes » (région de Maule au Chili), « Accompagner le processus de décentralisation grâce à l’amélioration du fonctionnement avec des systèmes internes de formation » (région de la Haute Matsiatra à Madagascar). Bref du tourisme dissimulé » explique le journaliste. De son côté, le Conseil Régional affirme qu’il s’agit « d’initiatives de coopération décentralisée ». Un budget évalué par le journaliste a environ deux millions d’euros pour le mandat en cours « mais il est difficile d’établir une comptabilité précise, tant les dépenses sont habilement réparties entre différents budgets : actions interrégionales, coopération décentralisée, action de promotion et même ressources humaines » ajoute-t-il.

Plus loin, Nathalie Vilard, pigiste pour Capital donne un dernier tacle pour la route : « Prenez la région Bourgogne. Les effectifs de son service communication ont gonflé de 7 à 20 salariés depuis 2004, d’après l’opposition UMP, tandis que son budget de promotion et de réceptions ont explosé passant de 800 000 euros a 4,5 millions d’euros. Ce qui, si ses services avaient bien voulu confirmer ce chiffre à Capital l’aurait placé dans notre Top 10 des régions les plus dépensières.

Infos ou intox, Capital a pourtant pris le risque de publier ce papier !

Plus d’infos : www.dijonscope.com / www.capital.fr

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Les journalistes et l’AFP

Publié le 3 février 2010

A l’heure du tout Internet et de l’accès gratuit à l’information, le journalisme disparaît peu à peu, remplacé par des agences de presse (comme l’Agence France Presse) qui fournissent du contenu frais à partir d’ abonnements à des « Fil Infos ». Une situation que se traduit par une duplication voire même un formatage de l’information. Explications.

Il suffit de taper dans Google le titre d’une dépêche de l’AFP pour tout comprendre. Comme vous pouvez le découvrir, 2100 résultats (soit presque autant de sites internet) relayaient cette information ce matin suite à la reprise d’une dépêche publiée dans le nuit au sujet des algues vertes. A ce petit jeu on pourrait presque compter le nombre de clients de l’AFP sur Internet !

Duplication d'information / afp

Au delà du simple clin d’oeil, une telle situation souligne le fait que les agences de presse comme l’AFP ou Reuters sont devenues incontournables pour les médias. Elles fournissent une information fraîche, de qualité (le plus souvent) et très factuelle. Via un système d’abonnement à des « Fil Infos » (Economie, Sport, Santé…) les médias (papier, web et surtout gratuit) publient le plus souvent les dépêches sans modification aucune. De leur côté, les journaux s’expliquent en précisant que le plus souvent l’AFP leur sert de base pour réaliser des articles plus « fouillés ».

Besoin ou nécéssité ?

Fournisseur officiel de dépêches, l’AFP fournis aussi des photos : près de 60% de celles publiées dans nos grands quotidiens mais aussi des vidéos. A tel point que les points presse hebdomadaires du Parti Socialiste, de l’UMP et de bien d’autres conférences de presse ne commencent jamais … sans « l’AFP Vidéos ». Aujourd’hui, faire une annonce en présence d’un journaliste de l’AFP c’est s’assurer un nombre de retombées record et ce gratuitement.

Une suprématie incontestable en France de l’AFP qui s’explique par un achat d’un grand nombre d’articles prêt à publier  par les journaux de la Presse Quotidienne Régionale (PQR) . A titre d’exemple : 25% du contenu d’un journal de la PQR est directement « acheté » à l’AFP – des articles reconnaissables puisque non signés… Ce contenu traitant le plus souvent de l’actualité nationale et mondiale permet à ces journaux de tenir face à la crise mondiale de la presse avec un contenu pas seulement centré sur le local.

 Reste malgré tout à souligner que même si l’information se formate en raison du recours de plus en plus fréquent aux dépêches de l’AFP, cette agence ainsi que toutes les autres font un travail très important puisqu’elles rapprochent toujours plus viteles français de l’information.

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Huis clos sur les réseaux sociaux

Publié le 24 janvier 2010

Peut-on s’informer uniquement avec les réseaux sociaux, sans les médias classiques ? Pour répondre à cette question brûlante, cinq journalistes vont vivre pendant cinq jours dans un gîte du Périgord, à l’initiative des Radios francophones publiques. Du dimanche 31 janvier à 20h au vendredi 5 février au matin, ils n’auront pour seule source d’information que Facebook et Twitter (avec interdiction de cliquer sur les liens).

Comment Benjamin Muller (France Info), Nour-Eddine Zidane (France Inter), Janic Tremblay (Radio Canada), Anne-Paule Martin (Première-Radio Télévision Suisse), Nicolas Willems (Première-RTBF) envisagent-ils cette expérience ? L’un d’entre eux, Benjamin Muller, jeune journaliste et « digital native », rappelle le constat de départ: « Il y a désormais une autre façon de s’informer. A 24 ans, j’ai toujours connu Internet. Parmi ceux qui ont le même âge que moi, aucun n’achèteLe Monde. Il y en a de moins en moins qui écoutent la radio, mais tous sont sur Facebook. »

Le concept

Quelle perception se fait-on de l’information, à travers le prisme des réseaux sociaux ? Confortablement installés dans leur refuge périgourdin, les cinq cobayes auront à leur disposition cinq ordinateurs dans une même salle. Règle du jeu : chacun pour soi – interdit, en principe, de commenter les infos – et immersion totale et exclusive dans deux réseaux sociaux, Facebook et Twitter.

Cinq fois par jour sur France Info (9h15, 12h36, 16h38, 19h36, 22h25), Benjamin Muller, pour l’occasion privé de son iPhone, donnera sa vision de l’actualité telle que ressentie à travers les gazouillis de Twitter ou les commentaires sur Facebook. Aux auditeurs de comparer avec les gros titres de la station d’info en continu, quelques minutes plus tôt ou plus tard. Chacun se fera une idée sur la pertinence ou non d’une lecture du monde avec ces filtres-là, plutôt qu’avec ceux des médias traditionnels.

Si les conditions scientifiques sont loin d’être réunies pour tester la validité de l’expérience – comment vérifier que les journalistes ne trichent pas ? ne se concertent pas ? -, l’expérimentation fait déjà jaser sur Internet, sans parler d’un vrai succès médiatique : « Il y a énormément de télés qui veulent nous suivre », a déclaré Benjamin Muller. Avant de rappeler qu’un expert ès réseaux sociaux , David Abiker, rejoindra les grands reporters isolés (façon de parler…) pour une émission spéciale sur France-Info le vendredi de 8h30 à 9h30. Les cinq journalistes tireront leur bilan d’une semaine éprouvante:  »embedded » dans les réseaux sociaux et engraissés à la cuisine du sud-ouest.

Affaire à suivre…

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